FATHERLAND

Qu’est-ce qui fait qu’une uchronie puisse être un excellent roman ? A mon sens, offrir au lecteur une vision différente de ce que serait le présent si dans le passé les choses ne se seraient pas déroulées comme nous le savons. Le tout enveloppé avec une maitrise du suspens. Voilà ce qu’est Fatherland.
Berlin, 1964, les Nazis ont gagné la guerre, la paix règne sur l’Europe. Dans les jours à venir, le président Kennedy conclura le rapprochement politique de l’Allemagne avec les États-Unis. Les meurtres de deux anciens S.S. de haut rang viennent perturber les préparatifs. Chargé de l’affaire, l’inspecteur Xavier March s’interroge. L’affaire est sensible, il subit de multiples des pressions. Il s’obstine. Pourquoi la Gestapo s’intéresse-t-elle à l’enquête ? Septique sur le régime, March avec l’aide de Charlie, une journaliste américaine, creuse son sillon vers ce secret monstrueux qui tue tous ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations du Reich. Les bourreaux d’hier sont tapis et prêts à tout pour étouffer la vérité et effacer les preuves.
Robert Harris pose des personnages fictifs et les mélange à quelques noms connus, pour faire de ce roman une intrigue convaincante. Chaque page est maitrisée pour y créer une atmosphère  étouffante. Si comme toute bonne uchronie, le passé se voit réinventé, Fatherland offre au lecteur la possibilité de s’enfoncer dans une réalité de plus en plus angoissante. L’intrigue l’empoigne. Le rythme est haletant.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s