SURTENSIONS

Et voilà,

on frôle l’excellence.

Les yeux sur la 1ère page, on descend dans l’enfer du milieu carcéral avant de se voir embringuer à travers un dédale d’intrigues croisées. Pressions, abus sexuels, humiliation, incendie de cellule, mitard. 5 criminels,  un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur. Chacun a de bonnes raisons d’être enfermé. Dehors, le groupe Coste suit son cours. La vie, ses hauts, ses bas, la vie de commissariat lors d’un changement de chef, le milieu du banditisme et de la prise d’otage.

Olivier Norek laisse le lecteur est en état de choc. Le puzzle est prêt. Et quand la sœur du braqueur tente le tout pour le tout pour faire évader son frère, qu’un père fait de même pour sauver sa famille aux mains des quatre malfaiteurs qui ont fait irruption dans sa maison, l’auteur nous lie définitivement.

Vengeance, injustice, conséquences irréversibles, nous accompagnons Coste vers une chute vertigineuse. Alors, lorsqu’un membre de l’équipe de Coste est menacé, le lecteur est pris au piège, il embrasse le capitaine et le suit aux prises avec ses derniers  démons alors qu’il se débat déjà dans ses problèmes d’ordre privé.

L’intrigue, Norek l’a construite en poussant ses personnages à la limite. Le fil du rasoir. L’équipe de Coste, sa motivation deviennent un des points essentiels du roman. Au milieu des rouages, la complicité, la tendresse, se voient osciller avec l’enfer. Des moments d’humanité au milieu de la noirceur du quotidien. Encore une fois, le côté humain est majeur. Les flics sont des êtres humains, parfois des anges déchus. La tension est palpable à chaque page. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour sauver ce que l’on aime ?

Ce roman est exceptionnel. La construction est glaciale, le style percutant et sobre. Pour son 3ème roman, Olivier Norek démontre sa grande maitrise de l’écriture. Pas étonnant qu’il est collaboré à la saison 6 de la série policière « Engrenages ». Ce n’est pas du bonheur, mais plonger dans Surtensions c’est faire preuve d’un plaisir trouble et jouissif lors d’une parenthèse temporelle violente et très bien écrite.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Claude dit :

    Très bonne chronique 😉

    J'aime

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