RAGDOLL – Cole

Un thriller psychologique à la trame excellente.

Le pitch de ce roman : Dans un appartement situé juste en face de son logement, Wolf – William Oliver Layton Fawkes,  inspecteur récemment réintégré dans la Metropolitan Police de Londres (pour avoir battu un individu lors de son procès) se trouve face à une mise en scène macabre : 1 corps composé de 6 victimes – un surnom pour l’identifier, Ragdoll, une poupée de chiffon. Andrea, journaliste à sensation et ex-femme de Wolf reçoit de la part du meurtrier la liste de 6  prochaines victimes avec le calendrier de leurs morts. La dernière cible étant Wolf.  Malgré les surveillances rapprochées, les premiers cadavres tombent. Tout ramène l’enquête vers une affaire vieille de 4 ans dirigée par Wolf et qui lui a value être mise à pied. Celle du « Tueur Crématiste », Naguib Khalid, accusé de 27 meurtres, un tueur d’enfant qui brûlait ses jeunes victimes, qui se trouve également être le propriétaire du visage du corps démembré.

Page après page, nous suivons Wolf dans son avancée de l’enquête avec à ses côtés, une kyrielle de personnages plutôt bien campés qui donnent corps à 2 angles visions qui s’enchevêtrent et  au travers desquelles l’enquête se développe et le mystère se découvre. C’est bien ficelé. Cole nous garde en haleine en jonglant entre ses visions de l’intrigue.

Le côté « inside » de l’enquête porté par la MET avec :

  • Wolf, inspecteur de Scotland Yard, borderline, franchement à la limite et jusqu’au boutiste,
  • Baxter, sa coéquipière, victime de son affection pour Wolf et la bouteille, coutumière des sautes d’humeur,
  • Finlay posé et réfléchi, proche de la retraite, un tantinet débonnaire,
  • Simmons leur supérieur qui va au charbon porter main forte à son équipe quitte à s’attirer les foudres de Vanita, la Commander,
  • Edmunds, le bleu, qui va devoir prendre de l’assurance, faire sa place tout en résolvant ses difficultés de couple

Le côté « outside », où Daniel Cole joue avec les médias anglo-saxons et leur tendance au sensationnalisme, leur course aux scoops, portés par :

  • Andrea l’ex de Wolf préférant sa carrière à la morale,
  • Elijah, son patron, un cynique absolu prêt à tout pour générer de l’audimat.

Le talent de Cole est de fabriquer un thriller psychologique, via une tension générée par une course contre la montre derrière ce tueur. L’écriture, qui est tout sauf macabre, tend ce roman, jouant avec un rythme alternant des hauts et des bas (accélération et pause). Au fil des chapitres, Cole sème de nouveaux éléments pour captiver le lecteur. Le fil rouge est bien entendu la liste de victimes à venir. Chacune ouvre et divulgue un nouvel élément de l’intrigue. Le lecteur se trouve partagé dans des sentiments flous. Une situation où il se mélange, animosité, aversion, peine et même parfois un peu de compassion. On est loin du gore, on se concentre sur le suspense et l’évolution des personnages qui gagnent en épaisseur au gré du roman, jusqu’à un final surprenant.

Ce que j’ai pu juger du style comme étant d’une certaine lenteur au début, s’est en fait révélé une excellente capture du lectorat. Ragdoll est un roman équilibré, assez envoutant, d’où son succès.

ISBN : 2221197720
Éditeur : Robert Laffont

 

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