ECHEC A LA REINE

Un thriller écologique ancré dans la ruralité

Albert Einstein disait « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Rocamadour. Audrey Astier, femme de caractère, est apicultrice. Son vieux mentor  Janissou a disparu. Ne croyant pas une seconde à un départ volontaire, elle mène sa propre enquête et est rapidement  suivi par le lieutenant Steinberger, un gendarme alsacien à la droiture exacerbée punit et parachuté dans la région.  Enlèvement,  habitants suspects, l’intrigue les amènera à une société secrète hors du commun.

Je ne vous le cache pas, j’ai du mal avec les romans ruraux qui frisent les enquêtes policières à  la A. Christie. Echec à La Reine porte néanmoins son lot d’intérêts. Mêlant intrigue et écologie, il est bercé entre la  Dordogne, le Lot et le Quercy, où l’auteure prend un grand plaisir à décrire les paysages en ancrant son intrigue dans les territoires ruraux. Ce policier est également une mine d’informations sur le monde des abeilles. Car à travers Audrey et sa recherche de Janissou, c’est bien de son combat quotidien pour sauver ses abeilles dont il s’agit. Il n’y a aucun doute Valérie Valeix est une apicultrice passionnée et son roman est un média de choix pour partager son combat et distiller au gré des pages ses connaissances sur leur monde fragile et pourtant si important pour nous (là c’est mon côté apiculteur amateur qui parle). Ce côté est précis et sait être vulgarisateur.

Ce thriller, s’il ne m’a pas embarqué de manière pleine et entière, sans doute dû à un manque d’accroche très personnel au style,  reste néanmoins un très bon livre, divertissant, très marqué par un attachement au local, qui tranche avec les polars urbains ou techno-centriques.

Enfin, cette petite chronique n’aurait jamais vu le jour sans les éditions Palémon que je remercie. Editer un tel ouvrage est un pari qui mérite d’être relevé. Car, je me répète, au-delà du thriller, c’est un excellent bouquin pour qui veut s’informer du combat sous-jacent mené, au jour le jour, par ces apiculteurs passionnés, contre la nature et les industries, pour faire vivre les abeilles et nous offrir non seulement un miel doré et sucré mais aussi une survie par leur action pollinisatrice car seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs. Et tout repose sur la reine.

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