LE JOUR DU CHIEN – Bauwen

Le pitch : Un soir, Christian Kovak, médecin et veuf, est agressé dans le métro après avoir voulu porter secours à Audrey Valenti, une jeune femme au cœur brisé qui se révèle être JAP. Blessé, il se réveille et observe la vidéo de l’incident sur le net. Son altercation est devenue virale. A sa grande stupéfaction, il découvre en arrière-plan, la figure de sa femme Djeen, poussée trois ans plus tôt sous une rame de métro par un tueur sadique. Bouleversé, il va relancer l’enquête abandonnée par la police trois ans plus tôt avec l’aide de son beau-frère, Sam et d’Audrey. Le meurtrier est en cavale. Le Chien est un monstre de la pire espèce. Il continue à torturer et tuer et se rapproche dangereusement de Kovak.

Le Jour du Chien est une quête de vérité sur les traces d’un tueur en série le tout rehaussé par un esprit de vengeance.

Les personnages principaux sont intéressants et décrits avec une certaine profondeur. Chris, le héros, médecin (Patrick Bauwen (pseudo) est aussi urgentiste dans la vraie vie) ne digère toujours pas le crime de sa femme. Il a un lourd passé, ex alcoolique, ex drogué, il reste tourmenté. Audrey se présente sous les traits d’une femme aussi fragile que déterminée. Quant à Carter Clay, le Chien, l’auteur en fait un assassin qui semble aussi intelligent que cruel et perfide.

Les personnages secondaires confèrent  une épaisseur au roman. Leur présence est distillée à bon escient.  Sam Shahid le beau-frère homo et toujours présent avec qui Kovak partage sa peine. Youri Chamchourine l’ami d’enfance, gangster notoire qui va lui être d’une grande aide. David Zimmermann l’homme de main d’Elon Tectus, grandissime propriétaire pharmaceutique et politicien aux ambitions fortes, a plusieurs facettes. Tectus & David méritaient à mon sens plus de présence. Côté flics, le commandant Armando Batista et la lieutenant Luz font une paire équilibrée. Chacun doutant de Kovak à un moment donné.

Et il y a Djeen. Toujours présente en arrière-plan. Mystérieuse, fantomatique et dense à la fois. Djeen est la charnière. Si Kovak a le monopole de l’action, Djeen  est l’âme de ce roman.

Pour ce qui est des lieux, Bauwen nous ballade dans un Paris majoritairement souterrain. Le métro et les catacombes, deviennent des lieux hors normes aptes à masquer toutes les déviances d’un monde extérieur à l’abri des drogues, du sexe et des meurtres.

Le Jour du Chien offre un excellent suspens. Les rebondissements sont nombreux et rien ne laisse présager les divers retournements de situation. La paranoïa du tueur et la terreur qu’il procure, sont diablement présentes dans une écriture fluide. Le rythme intense tient le lecteur en haleine. Ce n’est peut-être pas le thriller de l’année (nous ne sommes qu’en mai) mais ce cinquième opus de Bauwen fait le job. Il distraie. Et pour Djeen et le Paris sous-terrain, il mérite que l’on s’y attarde.

 

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