SHARKO

Voilà ! C’est fait. Après une longue attente… ça forge le désir, Sharko était dans mes mains.

Sharko, le dernier Franck Thilliez. Une expérience pour les afficionados.  Oui, je suis fan. Littéralement emballé par les aventures de Lucie & Sharko. Et je ne suis pas le seul. Fait est qu’ouvrir ce type de roman, revient à entrebâiller une porte sur une épreuve en soi.  On sait que l’on va être en équilibre instable. Entre plaisir et inquiétude.

Dès le premier chapitre, je me doutais devoir être accroché à mon fauteuil. J’ai à nouveau dévoré ce thriller absolument génial.

Dévoré, le terme est parfait. Dans cette chronique, vous n’aurez pas un mot sur l’intrigue.  Saches juste très cher lecteur, que tu passeras de la Belgique, à la Nouvelle Guinée et la frontière mexicaine et que des thématiques comme l’analyse sanguine, la balistique, le bio-art et le satanisme fuseront autour de toi. Mais bien entendu, pas seulement.

Car lire un Thilliez, c’est se plonger dans une quête de perfection quand il s’agit de thriller. A chaque nouveau roman, Franck élève d’un cran la qualité de ses ouvrages. La construction est parfaite. Perverse et ciselée. Il se joue de notre perception, de nos émotions qui sautent de bouleversement en surprise, parfois jusqu’à l’effarement.

L’auteur nous ballade avec une totale maîtrise du suspense, étaye les thèmes abordés avec une très grande précision et un souci du détail à faire frémir. Ça sent les longues recherches, la volonté d’une érudition pour établir le sous-bassement de l’intrigue.

L’intrigue. Elle est une nouvelle fois machiavélique. Je pensais qu’avec Gataca, il avait fait fort. C’était sans compter sur le talent de l’écriture. Ce roman rebondit sans cesse, le rythme est infernal. La tension qu’il fait subir à ses héros, Franck Sharko et Lucie Hennebelle mais aussi à Nicolas Bellanger ne fait que croître jusqu’au dernier chapitre.

Personne n’est épargné. Surtout pas le lecteur. Rien n’est laissé au hasard. Torture,  barbarie, sadisme, vie de couple, exploitation humaine, tout s’enchaine avec méticulosité dans une suite d’événements où Sharko et Lucie sont au cœur de la tourmente. A la fois victimes et acteurs de cette enquête. Ils naviguent en eaux troubles tout comme Nicolas, marqué par la mort de sa femme Camille, qui joue un second rôle passionnant.  Rien de manichéen. Personne n’est réellement héroïque. Il y a un côté obscur, fait de personnages vicieux, cruels et corrompus et un autre en demi-teinte. La peur lie les personnages.  L’espoir devient au fil des pages une denrée rare, une sensation à atteindre.

Nous… nous sommes collés aux personnages. Thilliez joue avec nos nerfs. On oscille entre l’envie d’aller très vite au bout et le besoin de ralentir cette lecture. Pour y prendre du plaisir, mais aussi, parfois, souvent, une bouffée d’air frais. Ça tourbillonne, ça s’enfonce dans des méandres sombres. Tout le monde frémit.  Avec Sharko, l’auteur frôle l’excellence.

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