JE M’APPELLE REQUIEM ET JE T’…

« Je m’appelle Requiem et je t’… » – Stanislas Petrowski

Ben voilà par un doux week-end ensoleillé, j’ai mis le nez dans un bouquin de Stanislas Petrowski. Je m’appelle Requiem et je t’…OK le titre est accrocheur et plein de promesses.

Arghhh. Qu’ai-je fais ? J’ai marché dans la 1ère aventure d’Estéban Lehydeux. J’y ai sauté les deux pieds dedans. Ce curé haut en couleur préférant qu’on l’appelle Requiem, exorciste et chasseur de démons est génial. J’aime mieux te dire, lecteur de mes chroniques, que j’ai lu ça, les doigts dans le nez. T’as vu ! C’est flippant, en un rien de temps, on reprend les codes de San-A. On se tutoie et et je suis proche de la logorrhée.

Avec Requiem, j’ai rencontré un curé qui réconcilie avec la messe. Amateur de bières et de 18 ans d’âge, fin connaisseur des dix commandements et des 7 péchés capitaux, qu’il pratique avec conviction, voire assiduité, préférant les minettes aux bigotes et posant son cul dans une redoutable Mustang Fastback qu’il manie avec dextérité. Je me suis régalé. Que dis-je, je me suis gondolé en me retrouvant pouffant dans mon canapé, car j’y ai retrouvé les codes et la verve, les jeux de mots et l’humour décapant de sieur Dard.

Bon, on n’est pas là pour dégoiser non plus. Faut envoyer la purée. Je m’appelle Requiem et je t’…  débute avec la rencontre de Requiem et de Martine. Et Martine s’envoie en l’air, Martine est gaulée comme une DS,  Martine se filme et Martine s’éclate. Mais surtout Martine reçoit une proposition pour un film mettant en scène des enfants. Le sang de Requiem ne fait qu’un tour. Et le curé fantasque se met en chasse de ces barjots. En face, c’est un peu Laissez tomber la fille et ça colle bien avec Réglez-lui son compte.

Ça sent la progéniture, l’adoption de San-A chez les curés avec Béru à la fourrière. Et ça marche !

Tu l’auras compris, le langage est fleuri, grivois. C’est du haut en couleur, du 35mn en quadriphonie. Ce court roman est bourré de créativité, le style est atypique et le rythme incroyable. Les dialogues sont jouissifs. Cela faisait des années que je ne m’étais pas retrouvé dans cet état.  Y’a du bourre-pif, du sexe, et de l’action. Et bien entendu, y’a de l’humour à revendre. Les échanges avec le lecteur, les interactions d’Esteban avec son patron, sont fleuris et mettent en valeur toute la dérision dont fait part Stanislas Petrowski.

Les éditions Lajouanie ont eu du pif et ont su relever le pari. C’est un foutu bon exercice. Un roman drôle et un bon polar. Bref, Un roman policier mais pas que. Comme quoi la littérature peut et doit être variée. Faut que je te laisse, je dois me mettre en chasse du second. Car Dieu pardonne. Lui pas !

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