NUIT

J’étais plutôt content de retrouver le commandant Martin Servaz et son psychopathe Julian Hirtmann. Les quinze premières pages ont été prometteuses. La promesse de les voir s’affronter était trop belle. Mais après… le soufflé retombe.

Tout part d’une plate-forme pétrolière en mer du Nord, où l’inspectrice Nigaard, enquête sur le meurtre d’une technicienne. En fouinant la cabine d’un membre de l’équipage manquant, elle découvre des photos de Servaz et celle d’un petit garçon nommé Gustav. On voyage. On saute de pays pour retrouver Martin, blessé dans une enquête et dans le coma. Bien entendu, à son réveil, il devra faire équipe avec la policière norvégienne pour courir après Hirtmann. La traque peut alors commencer.

Pas de bol, alors que Bernard Minier retrouve ses constats sur notre société, sombre et désabusée, il plombe ce roman par une multitude de descriptions, de statistiques trop détaillées. Certes c’est bien écrit. Oui, il y a tous les ingrédients. Cruauté, inquiétude et malaise, froid ambiant. Mais cela me semble poussif. La relation entre les deux personnages devient éculée. Le suspens est moins présent. L’intrigue manque de manque de rationalité. J’ai suivi la traque sans réel rebondissement avec un air de déjà-vu qui n’a pas cessé de me titiller. 500 pages à ce rythme, c’est long. Cela aurait mérité un coup de hache d’une centaine de pages pour donner de la vivacité. Mais là, cela peine à maintenir l’intérêt du lecteur que je suis. Sans complétement être déçu, à la fin, je reste sur ma faim.

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