LE CLUB VAN HELSING

Une fois n’est pas coutume, mais voici une brève chronique sur une collection.

Petite incartade de vacances en passant du Noir au Rouge et Noir. Je vous rassure bien qu’aimant Stendhal, on est assez éloigné de Julien Sorel. Exit Mme de Rênal, welcome to lycanthropes et autres suceurs de sang. Bref, une escapade dans une collection arrêtée trop tôt. Les éditions Baleine (qui avaient donné naissance au fameux et excellent Poulpe) ont déversé en 2007 une douzaine de romans pour bâtir le CVH, le Club Van Helsing. Une collection arrosée par de belles plumes qui ne souffraient d’aucune limite pour redonner corps aux mythes.

J’ai toujours été un peu heurté par la classification en genre des ouvrages. Alors quand sous une jaquette noire et inquiétante, jaillit une collection qui passe au mixeur les frontières des  thrillers, romans d’horreur, polars, et bien d’autres gourmandises, nous avons face à nous un gros melting pot, cinématographique à souhait. Ça bastonne, ça crache et ça mord dans tous les sens.

Si chaque livre est indépendant, le lecteur retrouve des personnages bien connus dans la littérature, avec en premier lieu, le fondateur du CVH, Hugo van Helsing le chasseur de vampires de Stocker et son combat le mal. En quelques mots, le retour des monstres au cœur de notre société moderne.

Avec Cold Gotha de Guillaume Lebeau, on saute les deux pieds dans le 1er de la série, où tout se déroule sur 24h du 10 au 11 septembre 2001. Ça ne vous rappelle rien ? Et bien, si derrière cela se cachait une vérité encore plus monstrueuse. La patte et les crocs d’un certain Vlad… De quoi remettre en selle Hugo Van Helsing pour de nouvelles aventures sanguinolentes, le tout porté dans une vélocité d’écriture qui emporte le lecteur. A travers Léviatown de Philip Le Roy, on change de prisme et c’est à Kathy Khan, chargée par Van Helsing, que revient la charge d’aller affronter le Léviathan dans une tour maudite qui a vu le jour  sur les décombres du World Trade Center. Ça hume les ninjas et le mal prend une autre forme. Ça tournoie, ça gicle. Pour ce qui est de Mastication de Jean Luc Bizien, on verse dans les nuits lycantropiennes et parisiennes. La nouvelle génération de loups-garous attire sur elle l’attention humaine. Et c’est avec un autre style que le mal se dessine sous nos yeux. Ça croque et ça tire.

Bref, sous chaque belle couverture noire s’ouvre un monde d’horreur et de violence où  Hugo van Helsing et les membres de son club œuvrent dans le plus grand secret pour notre plus grand bien. C’est scénarisé à souhait, cela s’avale comme une friandise. Si chaque auteur à son style à lui, il n’en demeure pas moins que les plumes sont souvent vives. Pas de temps morts.  Et puisque certains ouvrages sont en rupture, cela m’offre le temps de les dégoter, de refaire le plein d’ail et de balles en argent et de reprendre ma respiration. J’en profite pour conseiller aux lecteurs de se bâtir une playlist de rigueur. Car l’action est souvent intense et il faut du lourd dans les oreilles pour valser avec le CVH.

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